La Bavardeuse

La vie d'une trentenaire qui pense trop


Nostalgie 2.0

Dater à l’air des réseaux sociaux, des cellulaires intelligents. Dater avec l’idée qu’on en a une autre le lendemain, résultant en de nouvelles rencontres qui ne durent qu’un instant. Qu’on m’emmène le suivant!

Des relations qui se résument à trop de point-virgule suivi d’une parenthèse. Pourquoi dire un je t’aime, quand on peut envoyer un signe « plus petit que » avec un 3 pour symboliser un cœur. Pas d’implication, que de la symbolisation.

Je suis nostalgique des rencontres qu’on faisait quand on était ados. Des rencontres au club vidéo, en attendant l’autobus ou juste en marchant sur la rue. C’est quand la dernière fois que vous avez abordé quelqu’un dans la rue, que vous avez pu voir son visage s’illuminer suite à un compliment inattendu et gratuit ? Aujourd’hui personne n’aborde plus personne dans la rue. C’est plus facile de le faire avec la tête penchée sur notre cellulaire à coup de Poke et de Like. Trop de réseaux sociaux et trop peu de social. On préfère se fier à une photo, sans voir l’émotion qu’il y a derrière. Jugeons sur une photo prise en contre-plongée. SELFIIIIIE

Le nez plongé dans notre écran, c’est là qu’on croit rencontrer.

La nostalgie m’emporte, ramenez moi un peu dans le passé.

En 2014, la peur de l’engagement bat son plein. Trop de personnes blessées continuant de vivre avec leurs vieilles blessures. S’empêchant de s’ouvrir à une nouvelle personne par peur de revivre les émotions qui te déchirent le coeur. Trop de barrières psychologiques, trop d’hésitations.

On peut plonger dans une relation les yeux fermés, en être surprise par son eau glacée ou encore par sa chaleur réconfortante. Mais on ne veut plus plonger, on reste là, avec que le bout des orteils qui trempent dans l’océan, sans vouloir se mouiller, sans réaliser que la beauté se trouve dans ses profondeurs. On a peur du frisson, du sentiment qui nous surprend en sortant de l’eau. Au lieu de plonger et d’en sortir mouillé, on reste sur la plage à regarder les vagues. Les vagues qui semblent loin, ne peuvent nous faire chavirer.

Notre génération de célibataires a décidé de mettre les émotions de côté. Tourner la page d’un livre sans en avoir terminé le chapitre. Le prochain semble plus intéressant. Mais qu’arrivera-t-il avec autant de chapitres débutés sans aucun terminés ?

Trop de bonheur ignoré, trop d’histoires ne valant pas la peine de se dire au revoir.

Comme un glouton devant un buffet, on défile les photos, épluche des profils jusqu’à satisfaction. Sauf que la satisfaction n’arrive jamais. On y retourne quelques minutes plus tard, par peur d’en avoir laissé passer un plus intéressant. Un joueur compulsif devant sa machine à sous, qui continue, juste encore un coup, se disant que le prochain sera peut-être le bon. La prochaine fois, le gros lot pourrait être encore plus gros. Le Banquier version « dating », toujours ouvrir une nouvelle valise.

La tête qui vacille entre l’idée de passer le reste de sa vie avec la même personne à ses côtés, versus la nouveauté qui est au bout de nos doigts. Trop de choix, trop de peur. Une génération d’égoïstes, pour qui faire le choix de tomber amoureux ne fait plus partie de son vocabulaire. De la légèreté et du cul avec le plus de monde possible. Parce que c’est cool du cul, parce que la prochaine personne pourrait peut-être être meilleure que la précédente. Alors pourquoi se limiter à baiser une seule personne quand on peut manger le buffet en entier. Ne prendre que de petites bouchées au lieu de manger un repas 5 services.

On dit que la vie est cyclique, j’espère que le cycle de l’amour reviendra un jour.

 

Isa la rêveuse, la peureuse et l’égoïste.

2 years, 9 months ago


La bipolaire d'avant le départ

Demain ! C’est demain que je pars. Je me demande encore comment j’ai fait pour être capable de peser sur le bouton « réserver ce vol ».

Mes parents sont un peu inquiets, inquiets que je ramène un Français j'pense ! Y’a pas de danger, les Australiens sont plus mon genre.

Le sac à dos est prêt, le passeport est dans mon ptit sac (j’ai vérifié 5 fois). À chaque fois que je lève mon sac, je le trouve trop pesant et je retire des trucs … Je vais finir par n’avoir que 5 morceaux de linge si ça continue !

Quelques crises de paniques depuis lundi, je n’ai plus d’ongles à ronger, mon estomac tourbillonne un peu, mais déjà en ce moment, je me sens plus comme une bipolaire sur la poudre ! J'ai envie de crier, de rire, de pleurer ! Tout ce stress va s’évaporer la minute où je vais mettre les pieds dans l'aéroport. À ce moment là, je vais me dire : c'est relax !

Ce soir, ce sera ma dernière nuit confortable dans mon lit. Les prochaines nuits, je serai entourée de 4-6 ou 7 autres personnes dans le même dortoir que moi. Moi qui a déjà de la difficulté à dormir avec quelqu’un à côté de moi, je sens que je vais me régaler avec les symphonies de ronflements et de bruits étranges. (Ok, je ne donne pas ma place pour les bruits étranges quand je dors … je vais peut-être devoir les avertir)

J’essayerai le plus possible d’alimenter mon blogue pendant les prochains jours, question de pouvoir partager avec vous les moments magiques et cocasses.

Ah oui, et il y a une bouteille de champagne qui m'attend au frais à Paris pour terminer mon voyage ! J'ai déjà vu pire ! :)

Gros french encore !

Isa

2 years, 11 months ago


Le blues de la célibataire

Ça te pogne un mercredi soir vers 21h quand il fait noir, quand y’a plus personne de dispo avec qui jaser, quand soudain la télé semble aussi vide que ton frigo. Le blues qui te fait regarder des vieilles photos qui n’ont fait que capter un moment dans le temps, mais pas le reste qui venait avec. Ça te faire dire que c’était tellement beau et bon alors qu’en réalité ce ne l’était pas tant que ça. Mais tu t’accroches un peu à ces faux souvenirs.

À 33 ans, t'es encore la célibataire qui se fait demander à tout bout de champ: mais pourquoi donc une belle fille comme toi est seule. Le blues de ne pas avoir personne avec qui partager des moments que t'as pas envie de partager avec des amis. Tsé la parole au bon moment, le câlin qui fait du bien. Tu te dis que c’est bon pour les autres, mais que toi t'as appris à vivre sans. Tu envies les couples heureux autour de toi. Et le pire, c’est qu’ils n’ont même pas l’air de faire semblant d’être heureux, ils le sont un point c’est tout. Bien sûre qu’il y a ceux qui ne font que se chicaner, se crier leur jalousie à tue-tête. Mais quand t'es dans ton blues, ce n’est pas eux que tu croises partout. Tu ne fais que croiser ces couples qui te font faire un gag reflex par trop de bonheur, un gag d’envie et de jalousie … un ti peu.

Encore là, le pire dans tout ça, c'est que ce n’est pas le genre de vie que tu veux: métro, boulot, dodo et baiser à la même heure à chaque soir avant de se coucher. La vie de célibataire, tu l’aimes bien, tu aimes ses hauts et ses bas quand ils ne sont pas trop bas. Tu n’as pas envie de partager ton sofa et tes émissions fétiches avec un autre, tu es bien dans ton petit cocon. Mais parfois, le blues arrive et tu imagines une partie de ta vie à deux, de petits moments, de petites parcelles qui te feraient rire. Des moments qui retireraient tes yeux de Facebook pour le regarder lui, pour rouler des yeux quand quelque chose qu’il dit n’a aucun sens.

T'as deux vies, celle avec ton enfant que tu ne souhaites pas tant partager avec une autre personne, parce qu'une vie à trois, t'as pas connu ça et t’es pas certaine non plus que ça pourrait fiter rendu là. Mais la deuxième vie que tu as, celle où s’enligne party, shooters et flirt, cette partie là, ça ne te dérangerait pas de la troquer une fois de temps en temps contre une petite cuillère ou contre des compliments complètement gratuits.

Le blues de la célibataire un mercredi soir, ça fait en sorte que tu te dis que tu vas rester l’amie célibataire. Celle qu’on appelle pour faire le party, qu’on appelle quand ça ne va pas bien, parce qu’on sait qu’elle est disponible.

Tu te bats à longueur de journée entre le fait que tu es bien seule et le fait que tu voudrais avoir quelqu’un le fun pour partager les bouts moins le fun. Tu te dis que tu devrais aller consulter parce que tu répètes le même pattern de fois en fois. Que vraiment, c’est impossible que ce soit eux le problème à chaque fois. Que bien évidemment tu dois être la raison de ces échecs. Sinon comment ça se ferait, qu’après 6 ans, qu’aucune relation sérieuse durable ne soit entrée dans ta vie.

Une succession de rencontres insipides qui résultent en peur de se retrouver à 45 ans, toujours sans personne avec qui rire des gens qu’on croise sur la rue. Avoir peur de devenir cette vieille dame aigrie qui fait suer tout le monde à l'épicerie rendue à la caisse.

Le blues de la célibataire un mercredi soir, c’est le genre de moment qui te fait bouffer un pot d’Hagen Daz au complet en écoutant du Adèle.

Mais l’avantage avec un blues, c’est que ce n’est que temporaire, le temps de quelques chansons tristes.

 

Isa 

2 years, 11 months ago


Le clown chantant

Le clown chantant Je tourne en rond, c’est plate. Gratte la guitare, pose la guitare. Ouvre la télé, ferme la télé. Va courir, 15 minutes et je fais demi-tour et reviens à la marche. Je déteste la course, c’était quoi l’idée ? Bon, pourquoi ne pas essayer ce nouveau truc : Tinder, une application sur les cellulaires, un autre truc de rencontres. Premièrement, moi, compléter des fiches avec mes intérêts et ce que je recherche, c’est non ! Alors que Tinder, ce n’est que purement superficiel, 100% superficiel, zéro bio. Photos seulement ! Ok, il y a de la place pour écrire une brève description, mais anyway, les chances sont minces qu’on la lise, perd pas trop ton temps avec ça. Alors donc, le principe est simple, on dit dans le moteur de recherche ce qu’on recherche, évidemment ! Homme, entre tel âge et tel âge dans un rayon de tant de KM. Hum pas fou comme idée, simple et peut-être efficace. Après tout, on veut que Monsieur puisse venir nous rendre visite rapidement et facilement ou encore qu’il puisse aussi facilement et rapidement repartir chez lui !

Et voilà, le jeu commence ! Je dis le jeu, parce qu’en fait, ce qui est agréable de cette application, c’est le « swipe ». Tu glisses à droite si tu aimes ce que tu vois, à gauche si ça ne t’intéresse pas. 98% du temps je ne fais que glisser à gauche. Parfois, par curiosité je vais voir les autres photos de profil. Tout ça pour finir, de toute façon, par glisser à gauche. Des photos de dudes en chest dans le miroir, c’est NON. Des photos de dude dans le miroir du gym, c’est fucking NON ! Des photos de toi avec ton minou, bon ok à la limite les amoureuses de chats pourraient aimer, mais pour moi, c’est NON, juste NON. Donc, ça en élimine environ 75%, sans compter les trop vieux, trop jeunes, trop gros, trop de sourcils. Tu fais de la moto, mets une photo de moto. Tu joues de la musique? Gooood, mets une photo de toi en train de jouer. Tu voyages, bin c’est l’temps de mettre une photo de toi devant la tour de Pise, faisant comme si tu l’empêchais de tomber. Ou encore de toi avec ton cock-e-tail accoté sur le bar dans la piscine à Cuba. C’est superficiel, je vous l’ai dit, arrêtez de me juger, je vous entends ! Mais regarder des photos et « swiper » ça passe le temps. Et lorsqu’on « aime » une photo et que l’autre aussi a glissé son doigt vers la droite sur notre photo, alors c’est un match et on peut se parler…Woah, je me sens comme à Coup de Foudre dans les années ’90. Et là, la partie plate de la chose, les maudites questions du début. J’peux-tu juste faire un copier/coller de ce que je fais dans la vie, ce que je recherche sur cette application (rien, je passe le temps), je me vois où dans la vie ?

Mais vla tu pas que, 1 journée après mon inscription, je reçois un message sur LinkedIn (pour ceux qui ne connaissent pas ça, c’est un réseau mais pour professionnels, une place où on peut trouver des jobs, en gros). Pas une place où on peut trouver l’amour là et pas une place où on peut mettre des photos de notre fin de semaine au chalet avec minou. Aucun rapport avec Tinder hein ? Eh bien, le gars qui m’a vu sur Tinder, qui a vu le lien pour mon blogue, est allé fouiller sur le net pour trouver une adresse email, ou un indice qui lui ferait trouver mon Facebook. Alors il a réussi, je ne veux pas savoir comment, à trouver mon FB. Il a pris la peine de m’écrire une loooonnngggue lettre, mais son message est tombé dans les « autres messages » et je ne l’ai pas vu. Il n’en prit pas plus pour lui de me trouver sur Instagram et ensuite de m’ajouter sur LinkedIn pour m’envoyer ce même loooonnngg message. Tout ça en moins de 24h là. Good job Sherlock. Bon ok, belle écriture, me disant que nous sommes peut-être fait l’un pour l’autre etc etc etc. Je lui réponds bien gentiment que ça ne m’intéresse pas. En fait, j’aurais peut-être juste dû lui dire que je le trouvais freak d’avoir fouillé partout sur le net afin de trouver une façon de communiquer avec moi (on ne se le cachera pas, j’ai probablement « swiper » sa photo vers la gauche, donc aucune façon de communiquer avec moi par Tinder) trouver mon nom complet et de pouvoir m’écrire ce roman. Parce que ma réponse ayant été trop gentille, il réitère avec une demande pour aller prendre un café, juste un 20 minutes, siteeeplaaaiiitt !! … Eeuuuhhhh Conseil : wooooohhhh. Là, ça fait peur, dude tu en fais trop. Relaaaax, prends ça cool, parce que ce que ça me donne comme image, c’est que tu vas me déclarer ton amour au premier rendez-vous et que si je te dis non, je vais me retrouver dans le fond de ta valise d’auto et que tu vas me forcer à rester avec toi jusqu’à la fin de ta vie.

Tout ça pour dire, que le gars, il est sûrement un super bon gars, mais en aillant voulu trop en faire, il a perdu ne serait-ce la petite chance que j’aurais pu dire oui pour aller prendre un verre avec lui. Mes chers dudes d’amour, si vous êtes à la recherche de la perle rare, n’en faites pas trop, vous risquez de faire le contraire de ce que vous vouliez. Vous allez juste la faire fuir! Parce que, l’image qu’elle a maintenant, c’est une image de vous, déguisez en clown chantant avec un bouquet de fleurs débarquant à son boulot avec un rire psychédélique.

Sur ce, je m’en vais me cacher dans mon sous-sol au cas où un clown psychopathe chantant débarquerait chez nous et je vais aller « swiper » des photos de dudes en chest.

Isa

2 years, 12 months ago


Orgasme garanti ou Amant remis

Orgasme garanti ou Amant remis Messieurs, je sais que vous êtes bons au lit, à vous entendre, toutes vos conquêtes ont été satisfaites … Mais dans la réalité, quand nous sommes une gang de fille ensemble, le discours est différent. Alors est-ce que vous y croyez vraiment ? Non mais là je parle de vraiment y croire, au point tel que vous vous dites, ça y est, je suis le coup du siècle, elles jouissent à tout coup, je devrais rependre la bonne nouvelle partout où je passerai ?

Moi, je suis l’amie célibataire, donc les histoires de couchette j’en entends une et une autre. Ce qui est très drôle, c’est que ça vire souvent en espèce d’entrevue à la Occupation Double. Du genre 2 versions complètement différentes de la même situation, de la même baise. D’un côté j’entends un : AAhhhhh je lui ai donné la baise de sa vie, elle va s’en rappeler longtemps ; de l’autre j’entends: Bin c’était correct, rien d’extra, mais c’était ok. Moi, ça là, je trouve ça bien divertissant. (Pas besoin de me dire que le contraire existe, je le sais aussi)

Nous allons mettre quelques petites choses au clair. Mesdames, ce n’est pas pour révéler nos discussions entre filles au grand jour, mais bien pour rétablir un peu d’équilibre que j’écris ceci. Alors, Monsieur Le Performer, tu dois savoir qu’une femme c’est pas mal plus difficile à satisfaire qu’un homme. Ok, vous le saviez peut-être déjà, mais ce que vous ne saviez pas, c’est que la plupart des femmes, vont préférer ne pas vous dire qu’elles n’ont pas eu d’orgasmes et faire semblant ! Quoi ? Qu’est-ce que vous me dites ? OH MON DIEU, jamais une fille n’a fait semblant avec vous ? Vous vous en seriez rendu compte ? …. Laisser-moi vous répondre ceci: POUHAHAHAHAHAHA Nop, vous ne vous en rendez pas compte ! Qu’on se le tienne pour dit, les premières fois ne sont pas toujours les meilleurs, parfois oui, mais c’est plutôt rare. Et étant donné que chaque femme est bien différente de l’autre, ça prend quelques temps avant d’être capable de trouver comment donner du plaisir (du vrai) à la fille qui est couchée à côté de vous. Et ça peut prendre du temps aussi avant d’être assez confortable avec l’autre pour lui dire ce qui nous fait plaisir.

Bref, j’ai eu mon lot de conversation avec des amies ou connaissances et toutes (me semble) m’ont confirmé avoir déjà fait semblant dans ces situations-ci:

1- Le one night:

Un gars pas rapport, qui ne connait pas sa partenaire, qui a une fougue incroyable parce que le ti-monsieur veut se donner à fond, mais qui s’acharne sur le clitoris NON-STOP. La fille, qui a beau lui lancer tous les signes possible pour lui faire comprendre que : Eille le grand y’a autre chose que le clitoris !! Clitoris que tu sembles prendre pour un bouton de jeux vidéo ou encore un gratteux à 5$ au dépanneur. Sache que après plusieurs minutes, bin ça commence à faire mal, alors le meilleur truc pour nous les filles afin de vous le faire lâcher, c’est …… c’est …. oui de faire semblant qu’on a eu un super orgasme et là vous êtes content et vous le lâcher pour aller jouer un peu ailleurs ! Victoire !! Parce qu’on s’entend qu’on n’a pas envie d’embarquer dans les conversations de : j’aime mieux ça comme ça, fait pas ça comme ça, quand on sait qu’on ne vous reverra plus … plus simple, plus vite, plus efficace.

2- Avoir trop de choses en tête:

Bon une autre chose, Messieurs jouir pour vous semble être quelque chose d’assez simple et facile … Dans la douche, en écoutant un match de hockey, votre main commence à jouer avec et hop l’érection et bon on connait la suite. Sauf que nous, si nous sommes contrariées, si nous pensons à trop de choses en même temps, il devient beaucoup plus difficile d’avoir un orgasme. Parce que oui pour nous, ça prend un minimum de concentration, pis des fois, juste des fois *tousse* bin nos idées partent à gauche et à droite pendant que vous nous gâter, disons-le comme ça. Alors entre le plaisir que ça nous donne, les trucs qui nous passent par la tête, le fait que vous êtes un peu trop à gauche, pas assez fort, ou trop fort, bin c’est plus long et parfois ça marche juste pas ! Alors on a 2 options, soit qu’on vous dit que ça ne fonctionne pas, pas de votre faute, mais vous le prenez souvent personnel, ce qui ne faut pas. Ou encore nous préférons faire semblant justement pour ne pas vous blesser ou on prend le contrôle de notre situation. Mais prendre le contrôle de notre situation peut soit venir vous chercher dans votre orgueil ou vous allumer, mais ça on ne peut pas le savoir.

3- … bah je pense que les 2 en haut résument bien finalement.

Donc, tout ça pour dire que, une fois que le fun est fini, que vous vous lever en homme satisfait pour aller à la toilette faire votre petit « peupi » d’après sexe (qui bien souvent est très long) bin nous, ça nous donne le temps en maaaaaaasse de finir la job et d’être satisfaite. Et souvent, ce n’est vraiment rien contre vous, c’est juste qu’on n’a pas voulu s’embarquer dans une discussion et que ça nous tente pas de vous voir vous acharner pendant 20 minutes à essayer alors que nous en 30 secondes on peut faire la job.

J’en entends me dire: "aahhh pauvre Isa, si tu dis ça c’est que tu n’es pas tombée sur le bon" etc. Correction immédiate, même avec le meilleur partenaire, des situations comme celles-là peuvent arriver. J’ai même déjà fait le test, il m’avait demandé de faire semblant une fois sans lui dire et il devait essayer de voir si il pouvait faire la différence … eh bin non, il n’a pas pu faire la différence.

En résumé, avec des one night, parfois il est juste plus facile pour certaines femmes de faire semblant. Par contre, en début de relation, il est beaucoup plus agréable de dire exactement à son partenaire ce qui va et ce qui ne va pas pour éviter ces situations, même que ça peut emmener de drôles de discussions et une complicité encore plus forte, tout comme les orgasmes qui suivront :) . Par contre ça n’empêchera pas, qu’une fois trop fatiguée, votre blonde avec qui ça fait 10 ans que vous faites l’amour, fasse semblant; des fois.


Alors messieurs, si vous croyez qu’AUCUNE de vos conquêtes n’a fait semblant, humm je dois vous avouer que vous êtes un peu naïf :)

Isa

p.s. Si vous demandez à votre blonde si elle a déjà fait semblant avec vous, elle vous dira probablement que non, ce qui est parfait comme ça, mais demandez lui si elle l’a déjà fait avec un autre …

3 years, 2 months ago


Quand je serai grande

Quand j’étais petite, dans le quartier où j’ai grandi, voyager était un luxe, quelque chose que seulement les riches pouvaient faire. Toute mon adolescence je l’ai vécue en me disant qu’il ne devait pas y avoir autre chose que ces 3 choses-là dans la vie : Hochelag, le Camping Rouville et le Carrefour Jeunesse. Ces 3 places-là étaient le concentré de ma vie. Même les gens qui venaient de la banlieue, aussi loin que Longueuil (parce que Longueuil pour moi c’était loin) c’était des étrangers.

J’ai eu beau avoir plusieurs groupes d’amis, notre réalité se ressemblait pas mal toute. Nous vivions dans un appart, allions dans les parcs, se déplacions en bus ou en vélo/roller. Je n’ai jamais attendu plus que ça de la vie. Quand mes parents m’ont annoncé que nous allions déménager en banlieue pour y vivre dans une « grosse » maison, je n’ai pas compris le pourquoi. On était bien dans notre 5 et demi rue St-Clément non ? Pourquoi vouloir plus ?

Ensuite, j’ai rencontré le père de ma fille, ce fut la continuité … un appart, pas de voyage, des amis à la maison et ensuite un enfant. Et plus je vieillissais, plus l’envie d’aller voir ce qui se passait ailleurs dans le monde a commencé à faire surface. Mais j’étais seule dans ce projet, mon chum de l’époque ne voulait pas sortir de son chez lui. À chacun sa façon de vouloir vivre.

La minute où je me suis séparée, les voyages ont commencé. N-Y, Cuba (x4), Mexique, Vancouver, Floride, et aujourd’hui j’ai traversé l’océan.

En vieillissant, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs types de personnes complètement différentes de ce que j’avais connu dans ma jeunesse; pas de gang, pas de problème de drogue, des gens qui n’avaient pas connu le même genre d’adolescence que moi, qui venaient de loin, tsé : Laval, Varennes, St-Lin… Des gens qui allaient au resto et qui se commandaient une bouteille de vin sans que ce ne soit snob. Parce que nous dans Hochelag, du vin c’était pour les snobs … nous c’était de la bière ou des fausses smirnoffs qu’on trouvait dans les dépanneurs … mais du vin ??? Bref, ces nouvelles personnes connaissaient la politique, ce qui se passait dans les autres pays, avaient voyagé. Et quand je parle de voyages, je parle autant d’un voyage dans le sud que sur un autre continent. Alors que moi, j’avais encore de la difficulté à dire qui était le PM du Québec et je n’avais encore aucune idée où se trouvait la Nouvelle-Zélande sur une carte.

Ce besoin de sortir de chez moi est arrivé dans ma vingtaine et ne me quitte plus depuis. J’ai par contre cette petite (grande) boule d’énergie et de vie qui me garde les pieds au Québec. Mais j’ai envie de l’inclure elle aussi dans mes projets, dans mes voyages. De l’emmener voir le monde à un jeune âge. Pour qu’elle soit consciente de ce qui se passe ailleurs, pour qu’elle ait quelque chose à dire si elle rencontre des gens qui viennent de loin, qu’elle soit curieuse et ouverte.

En voyage, j’ai rencontré des filles qui étaient parties pour quelques mois avec leur sac à dos. On s’est mise à parler des raisons qui nous poussaient à vouloir partir: remise en question, casser la routine, etc. Et l’une d’elle m’a demandé de quoi j’aurais envie de parler quand je serais vieille, quelles seraient mes fiertés. Le fait d’avoir une maison ? D’avoir vécu ma vie comme je le faisais en étant ado et de penser que la vie, le monde, se résumait à mon entourage? Ou alors de pouvoir dire que j’ai exploré et visiter le monde. La réponse était assez claire, j’ai envie de pouvoir dire que j’ai voyagé, de raconter mes expériences. Je n’ai pas envie d’être propriétaire et d’avoir les responsabilités qui viennent avec, surtout en étant célibataire. Je n’ai pas envie de juste parler de mon adolescence (bien que divertissante) et de mes histoires de dates (ok ça aussi c'est divertissant à souhait !!)

En fin de compte, suite à mon premier voyage sac à dos en Indonésie, j’ai envie de commencer à vivre d’une autre façon. Depuis trop longtemps j’essaie de prévoir ma vie à trop long terme. Résultat : frustrations, peines et angoisses. J’ai réalisé que ce n’était pas parce que j’avais besoin de lignes directrices que tout le monde devait en avoir à mon égard aussi. Je remercie Gab de m’avoir fait réaliser que le ¾ de ma vie était en fait dicté par la société. Que j’avais envie d’avoir un condo parce que c’était ce que la société dit qu’il faut avoir quand on devient adulte. Que j’avais besoin d’avoir un statut dans ma relation parce que les gens autour de moi avaient besoin de cette réponse. Alors on va régler une chose: pour certains nous étions un couple, pour d’autres des fuck friends, pour d’autres une fréquentation et pour plusieurs rien du tout, ils s’en foutaient éperdument ! Et ma réponse à ça, qui n’a aucun rapport avec mon texte, mais que je décide tout de même de mettre ici, c’est que nous étions tout ça à la fois: le plus beau couple pas couple/chill buddy/fuckfriend ever !

Et comme j’ai réalisé en voyage, la vie se vit au jour le jour avec la réalité de chaque journée. Et la réalité actuelle c’est qu’il continue ce que j’aimerais continuer, voyager, et moi je suis de retour dans la réalité, qui changera peu à peu selon ce qui me rendra heureuse au fil des jours.

Ensemble ou pas, je lui dois beaucoup. Il est nomade, n’a pas d’attache et se moque un peu de ce qui l’entoure. Il s’intéresse à tout, est curieux et surtout il a le guts de 100 personnes. Je ne pourrai jamais être comme lui, en fait je ne voudrais pas être comme lui (haha), mais il m’a fait réaliser que j’avais envie de me dépasser et que j’étais capable de bien plus que je ne m’en laissais croire. (merci pour ça)

Il y aura encore des voyages, un déménagement, des peines et surtout plus de joies que jamais. La vie place toujours les bonnes personnes au bon moment sur notre chemin.

Je peux aujourd’hui arrêter de planifier ce qui n’est pas planifiable et vivre des petits bouts de ma vie avec comme seul poids sur mes épaules, celui de mon sac à dos.

 

Isa !

3 years, 2 months ago